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lundi 30 août 2010

Dufftown...rien à voir avec la Duff Beer de Homer!

Pendant que Jipé et moi trottions dans les bois de Braemar à traquer les Red Squirrel, Dan et Hélène remettaient leur destins entre les mains de Gemma (vous vous souvenez, notre GPS) à travers les boonies à destination de Dufftown.

A l'origine, le but était de visiter des distilleries, mais leur projet a été légèrement contrecarré...
Je laisse ma chère Duchesse de la Gourlay vous racontez leurs péripéties ...
À toi Hélène!

Dufftown...rien à voir avec la Duff Beer de Homer!





Dufftown est une petite ville à 80 km de Braemar. Elle n’était pas sur notre itinéraire pour y séjourner (trop à l’est par rapport à notre prochaine destination : Inverness), mais nous l’avions identifiée car elle est une des villes principales du Whisky Trail. Comme Karyne et moi pensions que nos conjoints auraient apprécié un petit détour dans le sentier du whisky, j’avais en tête d’y aller.


En voyage comme dans la vie, les choses ne se passent pas toujours comme prévues… par exemple, nos hommes ont démontré un intérêt plutôt sage côté whisky. Moi qui croyais que les visites de distillerie du « Speyside » (du côté de la rivière Spey) seraient un must, il en fût autrement.


Par contre, Daniel était bien d’accord pour faire la balade en voiture d’environ 1.5 heures jusqu’à Dufftown, en faisant un « petit » détour pour visiter les ruines du château de Kildrummy (Karyne dirait « il faisait partie du Explore Pass » ). Ce jour-là , nos jeunes compagnons ont préféré la randonnée locale et la visite du château de Braemar. Nous avons donc laissé derrière nous notre Audioguide (comme il me plaît d’appeler Karyne) et le Tchoubi (Jipé). Par contre, Gemma , le GPS à l’accent britannique, était du voyage.


Nous voilà donc, armés de Gemma et nourris d’un Full Scottish Breakfast...


...prêt à entreprendre le voyage sur les petites routes de montagne (la B976 en particulier). À noter qu’en Écosse, il y a une différence entre routes de campagne et routes de montagne. Leçon numéro 1 : Le Scottish Breakfast n’est pas recommandé pour les estomacs qui font la route de montagne


Dès notre départ sur le chemin principal, Daniel et Gemma ne s’entendent pas. Je ne blâme pas mon chum. Le GPS nous dit de tourner à gauche dans un chemin de gravelle (Oui! Oui! De la garnotte mesdames, messieurs) qui a l’air de l’entrée de cour d’une ferme. Exaspéré, Daniel poursuit sa route sans tourner. Toute aussi exaspérée, Gemma lui crie des « recalculating, recalculating! ». Les deux s’entendent pour tourner sur le prochain chemin à gauche. On a donc évité une « trail à vache » de la pire espèce.

N’empêche qu’on se retrouve vite en montagne avec un paysage spectaculaire – de la bruyère qui recouvre la montagne dénudée d’arbres.



Le chemin est si étroit que techniquement une voiture et demie peuvent y circuler. Ils ont tout prévu ces Écossais en faisant des « Passing Place » : des sections pavées sur côté de la route en forme de demi-cercle. Il faut s'y enfiler rapidement quand tu rencontres les voitures.



Comme il n’y a pas d’arbres, tu vois la route et ce qui s’en vient à la majorité des endroits. Ça, naturellement, c’est le jour, sans brouillard, quand il fait beau. L’hiver, ils ont prévu le coup et la poudrerie qui ferait certainement disparaitre le chemin…il y a donc des hauts piquets plantés un peu partout afin de retrouver le chemin quand tout est couvert de blanc. Il me semble qu’ils font comme ça sur l’Île d’Orléans près de Québec et je l’ai vu aussi entre l’Italie et la Suisse, dans le « Simplon Pass».




On est d’abord ébloui par ce paysage brun-rose, mais très rapidement ce « tour de machine » se révèle être un vrai tour de montagne russe. Je ne connais pas les relations russes-écossaises, mais je peux vous dire que mon Scottish Breakfast commençait à peser lourd dans mon estomac. On est finalement arrêté au seul « resto » qui semblait ouvert à Cabrach. J’avais besoin d’une pause et d’un Perrier… La dame derrière le bar demande à Daniel si on s’en va aux Highland Games de Dufftown. Quoi?? Des Highland Games dans la ville où nous allons. On s’entend donc assez rapidement que le whisky et la distillerie de Glenfiddich devront attendre, voire même être remis aux calendes grecques! On se rendra donc à Dufftown pour voir des Highland Games. J’ai une pensée pour notre Karyne-Audioguide qui voulait tant en voir. Heureusement, on lui filmera des petits extraits.



12h30, le cortège se met en branle sur la route principale. C’est très impressionnant toutes ces cornemuses et ces tambours. Naturellement, pour nous, c’est fabuleux de voir les différents tartans aux couleurs toutes plus belles les unes que les autres. De fiers gens, ces Écossais.



Ils savent parader…sous la pluie comme par beau temps. En effet, pour une des premières fois de notre voyage, la pluie est venue gâcher nos activités. Pas au début car c’était léger et pas tout le temps. Vers 15h, cependant, une immense grisaille a enveloppé la région. Les Écossais, imperturbables, ont ouvert les parapluies ou se sont réfugiés dans les kiosques.



Pour nous, Québécois douillets, quand la pluie s’est mise à tomber de façon constante et assez forte, nous avons baissé pavillon et plié bagage et parapluie! Nous n’avons donc vu qu’une très petite partie des Games : le lancer du marteau, les compétitions de danse écossaise avec les jeunes filles qui portent la jupe courte et les longs bas ainsi qu’une autre compétition que je ne croyais pas très « typique » comme un marathon!!

 À 15h30, nous étions donc en voiture à nouveau à passer devant la distillerie Glenfiddich sans s’y arrêter. Puis, la même chose s’est produite une heure plus tard devant les ruines de Kildrummy alors que le ciel déversait tout ce qu’il pouvait de pluie. Si le château n’avait pas été en ruine, nous aurions pu le visiter bien au sec à l’intérieur (voir la tactique dans l’article précédent de Karyne et Jipé au château de Braemar), mais avec des ruines, ça ne pardonne pas – la pluie tu y goûtes!!

Heureusement, un bon « souper mou » nous attendait en la bonne compagnie de Karyne et Jipé.

Faudra retourner en Écosse un jour pour voir le lancer de tronc et autres prouesses des hommes forts vêtus d’un kilt très traditionnel et d’un bon vieux t-shirt en coton! Si le budget ne le permet pas, on pourra toujours se rendre dans l’Est ontarien à Glengarry Prescott-Russel, pour une version abrégée locale (http://glengarryhighlandgames.com/)

Cliquez sur le lien!



Merci Hélène pour ces péripéties et ses images, elles portent ta couleur!